Pourquoi la crise économique est-elle aussi forte ?

Discussion sur l'économie mondiale.

Pourquoi la crise économique est-elle aussi forte ?

Messagepar Jean-Francois Richard » Jeu 25 09 08 23:36

Bonjour,



Je reproduis ci-dessous un article récemment publié. Le voici :







L'astrologie moderne a un immense mérite : elle avait su prévoir ou plus précisément "envisager" la crise boursière et économique née du scandale des subprime...



Elle ne l'avait certes pas prévu dans les détails ni dans ses rebondissements, mais elle l'avait globalement bien cernée et c'est la seule méthode à avoir pu le faire. Je pense qu'il convient d'abord de souligner ce facteur, car il est évidemment déterminant en analyse économique.



Pour prévoir cette crise, l'astrologie moderne donnait un repère important et assez simple à manier : une opposition (angle négatif majeur de 180°) entre Saturne et Neptune qui a eu lieu une première fois à l'automne 2006 sans provoquer de réaction notable et une seconde fois en juin 2007 et, là, nous avons assisté au début de l'explosion. Cette opposition est redevenue presque exacte au printemps 2008 et les dégâts économiques et boursiers ont continué et se sont approfondis.



L'astrologie moderne a également permis de préciser un peu mieux les choses. En effet, dans sa phase d'approche en 2005 et 2006, l'opposition Saturne-Neptune nous a alerté sur l'immobilier américain qui a commencé à tanguer sérieusement. Or, c'est dans la phase "d'approche" d'une opposition que les problèmes apparaissent et, gonflant progressivement, ils finissent par déclencher la crise attendue quand cette configuration se trouve dépassée.



De surcroît, le tandem Saturne-Neptune est essentiellement lié au plan économique à la consommation des ménages et l'immobilier américain a évidemment un lien direct avec celle-ci.



Sur un plan strictement boursier, on peut également mesurer l'intérêt de l'astrologie moderne. A ce stade, les grands indices boursiers ont chuté entre les extrêmes, depuis le printemps 2007, d'environ -30 à -35%. Or, c'est à peu près l'ordre de grandeur que l'on pouvait attendre de l'opposition Saturne-Neptune, étant entendu que précédemment, de 1971 à 1974 ou en 1938-1939, les marchés d'actions avaient reculé dans les mêmes proportions de -30 à -40%.



Cela ne veut pas dire que l'astrologie moderne, bien que cernant mieux les projections économiques possibles, soit parfaite. Loin de là...



On ne peut en premier lieu qu'être frappé par la gravité de la crise actuelle qui, si l'administration Bush ne prenait pas le taureau par les cornes, aurait sans doute conduit à une spirale de faillites en chaîne dans le système bancaire mondial. Le remède comporte certes une future crise ultérieure à cause de l'endettement colossal qu'il entraîne, mais au moins à court terme on peut penser qu'il sauve le système bancaire, l'économie mondiale et des millions d'emplois. On n'aurait d'ailleurs pas attendu une telle réactivité de Georges Bush, qui le conduit "de facto" à nationaliser un pan entier de l'économie américaine et, comme le souligne "Times", à en faire bien davantage sur ce plan que Mitterrand en 1981... Nul doute que l'histoire américaine en portera les traces et, peut-être, s'agit-il d'ailleurs d'un tournant politique important même s'il est aujourd'hui dicté seulement par l'urgence.



Quoiqu'il en soit, les parallèles fusent avec la crise de 1929-1932 aujourd'hui. Les commentateurs, sans arriver à mesurer vraiment l'ampleur de la catastrophe actuelle, font au moins le lien entre les deux crises. De fait, on ne peut leur donner tort en estimant que la crise actuelle est "probablement" d'un degré à peu près comparable à celle de 1929, au moins dans ses conséquences "possibles". Ce n'est quand même pas souvent que le système bancaire mondial est au bord de l'explosion généralisée ! Hormis de 1929 à 1932, ce n'est que la seconde fois... Cela donne ainsi la mesure du côté historique de la crise actuelle, non ?



Revenons à l'astrologie moderne. Elle avait "globalement" bien cerné la crise actuelle et même indiqué le "potentiel" global de repli boursier qui pouvait en découler.



Cela dit, on ne peut de prime abord qu'être un peu surpris par le relativement "faible" recul des principales bourses occidentales. Un recul de -35%, ce n'est pas si extraordinaire que cela... Alors que le système bancaire a failli exploser ! Je rappelle pour mémoire que, de 1929 à 1932, le Dow Jones avait chuté de -89%, ce qui était tout de même beaucoup plus impressionnant.



Quand nous disposerons du recul nécessaire, considérera-t-on que la crise actuelle n'était finalement pas si terrible ? C'est possible, mais à mon avis assez douteux. D'autant plus que se profile la future opposition Saturne-Uranus (novembre 2008 à fin 2010) qui n'arrangera sans doute pas la situation, en dépit d'un demi-sextile Uranus-Neptune (printemps 2009 à 2012) qui devrait atténuer fortement certaines tensions et apporter certains remèdes mais sans doute surtout en 2011.



Mais dans l'immédiat, la seule opposition Saturne-Neptune a "déjà" conduit à elle toute seule à l'asphyxie et la paralysie du système financier international. Or, je n'avais pas prévu que cela puisse être aussi grave... En effet, les repères disponibles n'indiquaient pas la possibilité d'une crise de cette ampleur : le premier choc pétrolier de l'opposition Saturne-Neptune précédente (1971-1974) avait bien provoqué un puissant séisme économique, mais il me semble avoir été tout de même beaucoup moins virulent que celui que nous connaissons; la récession de 1938-1939 provoquée par l'opposition Saturne-Neptune de 1936-1939 n'est pas non plus passée inaperçue, mais dans un style beaucoup plus classique et infiniment moins dramatique me semble-t-il.



Autrement dit, je me demande un peu quels sont les paramètres qui ont pu faire de la crise saturno-neptunienne un moment historique aussi noir et profond. Il me semble en effet qu'il y a un degré de gravité supplémentaire qui a été franchi par rapport aux deux crises précédentes mentionnées.



J'avoue cependant être davantage perplexe que pouvoir avancer des arguments d'explications que j'aurais précédemment négligé. L'astrologie moderne a ses limites, moi aussi sans doute...



Il s'agit donc ici de seulement pointer quelques éléments d'explications "possibles", sans prétendre absolument que ce soient les bons ou qu'ils soient complets :



Je note en premier lieu que, hormis cette opposition Saturne-Neptune, le ciel est actuellement totalement vide d'éléments positifs de premier plan qui auraient donc pu contrer partiellement cette configuration récessionniste. A ce sujet, le trigone Saturne-Pluton (été 2007/été 2008) ne constitue pas une configuration positive de "premier plan", afin de répondre à l'avance à certaines critiques.



En revanche, pour prendre la crise née du pétrole des années 1970, il y avait deux paramètres positifs majeurs en place, même si ceux-ci étaient en quelque sorte "entre parenthèses".



D'abord, je peux rappeller la conjonction Uranus-Pluton de 1965/1967 qui ne pouvait continuer qu'à produire des effets de soutiens à l'économie mondiale, sa fonction étant notamment de faire céder la place d'une société industrielle à une société de services. Or, cette mutation s'est fortement accéléré dans les années 70, limitant très certainement l'impact de la crise pétrolière.



Ensuite, on peut considérer "de façon large" que la croissance de l'économie mondiale de 1945 à 1987 a résulté pour l'essentiel d'un immensément long sextile Uranus-Neptune, seulement relâché au maximum du milieu des années 60 à celui des années 70. Mais il était toujours là en toile de fond et a donc probablement limité la casse économique du choc pétrolier. En témoigne sa vocation de "démocratisation" du capitalisme par la diffusion accélérée de produits industriels dans le grand public (automobile, électroménager, télévision, etc.) qui ne s'est pas démenti dans les années 70.



Il me semble que le vide actuel dans le ciel au plan de paramètres positifs de premier plan, même très relâchés ou déjà un peu lointains, peut en partie expliquer la gravité de la crise actuelle.



Il y a aussi le fait que, depuis le krach Internet de 2000-2003 provoqué pour l'essentiel par une opposition Saturne-Pluton, 2 des 3 cycles de Saturne (avec Pluton, Neptune et Uranus) soient désormais "descendants" et donc fort peu favorables "sur le fond" à l'économie mondiale. C'est sûrement un argument et je me demandais depuis plus d'un an quelle pourrait en être la répercussion. D'autant plus, que nous allons entrer, globalement entre fin 2008 et l'automne 2009, dans la décroissance de Saturne avec son 3ème cycle à Uranus... C'est certainement un argument, ou au moins un complément d'argument supplémentaire.



On peut enfin se tourner vers les "nouvelles planètes" découvertes récemment. On constatera alors que Sedna, par exemple, a reçu l'an dernier le double carré de Saturne et Neptune. Ah ! Cet argument est sans doute très séduisant, mais on peut cependant douter de sa fiabilité car, en d'autres circonstances positives ou négatives, il est bien difficile de mettre au compte de Sedna un quelconque cycle économique ou boursier. Mais il est au moins "envisageable" que, Sedna se rajoutant au tandem infernal Saturne-Neptune, l'effet négatif global s'en soit trouvé renforcé. Il conviendrait néanmoins, à l'appuis de cette thèse, de trouver d'autres cas de figure antérieurs similaires pour amorcer un début de validation de cette piste. Or, je peine vraiment à en trouver...



En résumé, la crise saturno-neptunienne avait été correctement envisagée. En revanche, son ampleur et surtout ses prolongements constituent une vraie surprise sur laquelle il me paraît intéressant et important de réfléchir pour essayer d'affiner l'apport de l'astrologie moderne.



Je note, pour conclure, que la crise n'est d'ailleurs pas terminée. Seul a été close par les "nationalisations Bush" l'impact de la crise provoquée par l'opposition Saturne-Neptune...



Il nous reste maintenant à subir, sur les deux ans à venir, l'impact de la future crise que va provoquer l'opposition Saturne-Uranus qui commence dans un mois et demi... Mon hypothèse de départ à son sujet était un krach obligataire, comme élément primordial. Il se trouve que cela paraît pouvoir en prendre effectivement le chemin, les taux courts se tendant depuis le début de l'année en raison du manque de liquidités inter-bancaires. Les obligations privées subissent par ailleurs un vrai krach larvé avec des rendements qui s'envolent et atteignent déjà, dans certains cas, des taux supérieurs à 10% par an ! Cependant, les emprunts d'Etat longs (à 10 ans ou plus) demeurent sur des taux historiquement... bas ! La contradiction est patente sur le marché de taux et, pour aboutir à une vraie crise, il ne manque plus qu'aux taux longs à prendre leur envol... progressif ou rapide. Celui-ci risque d'être plutôt rapide après la première opposition Saturne-Uranus de novembre, mais cela n'est pour le moment qu'une hypothèse qui demande à être vérifiée.



Seule touche d'espoir dans cette économie bien noire, le demi-sextile Uranus-Neptune qui va s'installer à partir du printemps prochain. A mon avis, il sera surtout perceptible "concrètement" en 2011 et peut-être 2012, après un premier coup d'essai avorté au printemps et pendant l'été 2009. D'ici 2011, il devrait surtout atténuer les effets de l'opposition Saturne-Uranus "sur le fond", même si l'économie mondiale et les marchés n'échapperont à mon avis pas à plusieurs crises supplémentaires d'ici 2010. Mais il est difficile d'en mesurer l'ampleur et l'impact exact. Aller parier par exemple sur un approfondissement de la crise actuelle en matière d'investissements productifs, d'emplois, de consommation et de troubles politiques et sociaux est probablement juste. Mais dans quelles proportions ? Le pire n'est jamais sûr et, d'une façon ou d'une autre, je pense que le demi-sextile Uranus-Neptune nous l'évitera. Au moins à ce stade...



Un mot pour terminer avec la France, au lendemain du discours de son président Nicolas Sarkozy sur l'économie et alors que le gouvernement est en train d'adopter son projet de budget pour 2009. L'un comme l'autre sont totalement surréalistes. Entre d'un côté le volontarisme politique impuissant sur l'économie et de l'autre des comptes déjà tronqués avant d'être annoncés publiquement, il me semble que l'on peut mesurer le fossé existant avec la réalité. Les réformes structurelles avancent toujours à pas comptés, tandis que l'hyper-fiscalité décourage l'investissement et la consommation des ménages et que les déficits se sont enfermés dans une spirale haussière qui est maintenant incontrôlable... Avec la seule hausse des taux courts, le refinancement de la dette ou tout simplement le paiement des intérêts de cette dette sont devenus prohibitifs. Tout cela est parfaitement intenable à terme mais, la crise mondiale passant par là, il apparaît probable que le "terme" soit maintenant fort proche (cf. mes analyses sur la France). La crise des subprime "à la française" est probablement très proche de son seuil critique...
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