LA GRANDE CRISE POLITIQUE FRANCAISE DE 2010

Discussion sur les perspectives économiques, politiques, sociales ou autres de la France.

Messagepar Jean-Francois Richard » Mer 23 06 10 16:10

L'affaire Woerth, symbole de la République bananière française

La corruption politique est l'un des éléments de la crise politique et sociale française actuelle, si bien signifiée par l'opposition Saturne-Uranus qui est l'un des repères clés pour l'hexagone (second cycle pour la France après celui de Jupiter et Neptune).

C'est avec effarement que l'on découvre tous les jours de nouveaux scandales de corruption politique. C'est la marque à notre avis de cette opposition Saturne-Uranus si mauvaise pour la France et qui, de surcroît, forme un T carré avec Pluton (entre autres choses, planète de l'affairisme et de la corruption au négatif). Avec ce mauvais Pluton, tout remonte à la surface ! Mais est-ce une mauvaise chose ?

Toujours est-il que l'on voit en province une multiplication d'affaires "supposées" de corruption, mettant en cause un nombre record d'élus locaux de tous bords politiques, notamment PS et UMP bien entendu. Contentons-nous ici de simplement rappeler les dernières affaires de corruption "supposées" (attention aux procès en diffamation, bien sûr...) concernant les sommets de l'Etat et du gouvernement : avions et hôtels à prix d'or pour Rama Yade et Alain Joyandet, ce dernier étant par ailleurs mis en cause pour un permis de construire de complaisance à St Tropez; plus de 12.000 euros de cigares payés par le contribuable pour Christian Blanc; doublement à triplement du salaire à plus de 14.000 euros pour la nouvelle présidente UMP de la Halde Jeannette Bougrab selon le Canard Enchaîné; scandaleux cumuls retraites-salaires de nombreux membres du gouvernement et d'anciens comme Christine Boutin avec des revenus proches ou dépassant les 20.000 euros mensuels; mise en cause de Balladur et Sarkozy dans les attentats de Karachi au Pakistan sur fond de financement occulte de la présidentielle de 1995, etc.

Et puis... Et puis il y a maintenant l'affaire Woerth et Pécresse, Liliane de Bettencourt, "femme la plus riche de France" ayant exprimé récemment l'intention de leur verser à chacun 7.500 euros (bandes magnétiques du fameux maître d'hôtel)...

L'affaire Woerth n'en finit plus de connaître de nouveaux rebondissements et l'entrelac des simples faits laisse bien perplexe : légion d' "honneur" remise par Woerth à Patrice de Maistre, conseiller de Bettencourt pour les 7.500 euros comme pour la gestion des comptes suisses et de l'île aux Seychelles, une femme Florence recrutée juste après la parution du décret sur cette légion d'honneur pour gérer des fonds de la première fortune française dont on pouvait bien se douter de probables délits fiscaux alors que le mari était ministre du Budget (aujourd'hui du Travail) et prétendait faire la chasse à la fraude fiscale comme il le proclamait la main sur le coeur et sur tous les tons, etc.

Beaucoup de bêtises ont été dites sur cette situation digne d'un excellent thriller. Au lieu de s'appesantir sur les possibles infractions pénales ou autres abus de pouvoir d'Eric Woerth, une seule question mérite à notre d'être posée : avez-vous envie d'avoir un type pareil comme ministre ?

A l'évidence, la réponse de 90% des Français serait négative. Dans une démocratie qui n'est pas bananière, Woerth aurait déjà démissionné. Comme aurait dû le faire Mitterrand après des scandales d'ordre sexuel l'an dernier, ou comme Roselyne Bachelot pour avoir gaspillé l'argent public dans sa campagne soviétique de vaccination contre le virus H1N1. Et on attend toujours les démissions des ministres cumulards salaires-indemnités-notes de frais-retraites, comme celles de Rama Yade, Christian blanc, Bernard Kouchner et Christian Estrosi pour leurs goûts de luxe si tapageurs.

Aucun d'entre eux n'a démissionné, ce qui est la caractéristique d'une République bananière, qu'on le veuille ou non.

Pire... Fillon et Sarkozy ont volé au secours de Woerth pour garantir l'opinion de son "honnêteté". Encore pire... Woerth s'est "indigné" d'une machination contre lui, alors qu'il pilote la fausse réforme des retraites, une réforme qui ne concernera que le secteur privé, le plus mal loti, et sans aucun effort demandé au secteur si privilégié du public.

Tout cela est parfaitement écoeurant. Peut importe les possibles implications judiciaires, répétons-le. Mais ce qui importe, en revanche, c'est un mélange des genres inadmissible en démocratie. Non, il n'est pas possible de servir le bien public tout en utilisant ses fonctions à des fins privées. Or, c'est bien de cela qu'il s'agit.

Tout cela a un singulier parfum de fin de règne et de prochaine crise politique ouverte. Environ la moitié des ministres ou secrétaires d'Etat auraient dû démissionner pour corruption, le terme de "corruption" étant employé ici comme on devrait le faire, c'est à dire dans son acceptation ordinaire. Même ce mot, dans notre République bananière, est désormais chargé d'une signification qu'il n'a pas et n'a jamais eu. Sa définition est en effet la suivante : "La corruption est l'utilisation abusive d'un pouvoir reçu par délégation à des fins privées". Cette définition étant rétablie, quels sont donc les ministres qui pourraient demeurer en place ? Un nombre assez limité, chacun en conviendra...

Compte tenu de cette situation et des dégâts exceptionnels de l'opposition Saturne-Uranus, qui empêche d'ailleurs la conjonction Jupiter-Neptune de faire son oeuvre de reconstruction pour le moment, nous aboutissons à une crise politique sans précédent de l'exécutif. Au moins depuis les crises de 1958 ou 1940... C'est dire !

A cet égard, le gouvernement Fillon paraît condamné, en dépit de la relative bonne opinion des Français à l'égard du Premier ministre actuel. Mais comment pourrait-il survivre à cette succession sans fins de scandales politico-financiers ? A notre avis, il n'a aucune chance...

Au cours des prochains mois, on devrait donc avoir un second plan d'austérité (alors que le premier n'est même pas encore détaillé, tant les Républiques bananières sont lentes à la détente...) et un nouveau gouvernement, peut-être dirigé par Jean-François Copé, un autre opportuniste sans grandes convictions personnelles mais suffisamment habile pour savoir naviguer entre Chiraquiens et Sarkozystes et, surtout, pour avoir donné assez de gages et de courbettes au président actuel. Si c'est bien de lui qu'il s'agira, on verra ce que cela donnera mais on peut déjà être sceptiques sur les résultats...

Pour conclure sur ce sujet, il est évident que la crise politique actuelle aura de profondes répercussions sur les années à venir. Que l'on ne s'y trompe pas : si l'UMP est aujourd'hui au centre de cette crise en tant que parti au pouvoir (effets du carré Saturne-Pluton de façon spécifique, puisque concernant les partis conservateurs et en particulier le parti gaulliste français), le principal parti d'opposition PS n'est pas mieux loti quand on voit déborder le couvercle non moins appétissant de la corruption locale, départementale, régionale ou autre...

Quel meilleur symbole à cet égard que DSK, d'ailleurs chou-chou des sondages pour la présidentielle de 2012 ? Mais aurait-on oublié qu'il a encaissé il y a 10 ou 15 ans 600.000 francs de l'époque en liquide de la MNEF ? Certes, il y a eu non lieu dans la procédure pénale. Et alors ? Il n'est quand même pas très difficile de savoir pour quelle raison on encaisse une telle somme en liquide... On peut donc reposer la même question avec DSK que vis à vis de Woerth : avez-vous envie d'avoir un type pareil comme président de la République ?

Avoir une classe politique aussi corrompue pose un problème généralement limité en période de croissance économique et de progrès sociaux. Mais aujourd'hui, c'est l'inverse et c'est durable, jusqu'en 2020 selon nos projections. Cette corruption généralisée va donc accentuer la montée en puissance de l'extrême-droite française (déjà symbolisée par le carré Uranus-Pluton, mais aussi cette année par le carré Saturne-Pluton). La seule à pouvoir se réjouir de la déliquescence actuelle est bien entendu Marine Le Pen : chaque scandale lui apporte de nouvelles voix pour 2012...

On verra, sans doute entre août et octobre prochains, quel nouveau gouvernement émergera sans doute. Et quelle remise en ordre "morale" sera-t-il capable d'entreprendre sur le seul plan de cette corruption ravageuse... Mais on peut s'inquiéter que les solutions ne soient insuffisantes au bout du compte. Si c'est le cas, finalement, on risque un jour de vous poser la question suivante : avez-vous encore envie d'un système aussi corrompu ? Si ce jour là arrive, la corruption généralisée aura détruit la démocratie. Pas seulement celle qui a autorisé cette corruption au plan des superstructures, mais aussi celle qui, bien concrètement pour chacun, garantit certaines libertés fondamentales individuelles ou collectives.

Le 23 juin 2010
Jean-Francois Richard
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Messagepar Jean-Francois Richard » Mer 23 06 10 18:32

PS au post précédent. Ca ne s'invente pas... Eric Woerth né le 29 janvier 1956 (heure inconnue) avec :

- Conjonction Mars-Saturne au carré de la conjonction jupiter-pluton-lune !

On y retrouve amplifié un carré saturne-pluton, comme actuellement... Et alors qu'on sait que saturne-pluton, c'est le cycle de l'ump, depuis la fondation de la famille gaulliste sous la conjonction de 1947.

Et on voit les dégâts du carré mondial actuel...
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Messagepar Jean-Francois Richard » Mer 23 06 10 23:44

Quelle issue au chaos français ?

Il est étonnant de constater qu'il y a en France des analystes politiques réputés. Or, aucun d'eux n'a semble-t-il vu la spectaculaire crise politique actuelle ! Leur silence est assourdissant et à la mesure de leur aveuglement...

Vous verrez, à l'unisson comme d'habitude, tous les journaux petits et grands feront rapidement leur manchette sur le chaos français : économique avec les déficits, la sur-fiscalité d'un côté et la remise en cause d'avancées sociales de l'autre; social avec l'envolée des corporatismes en tous genres et pas seulement ceux du public; identitaire ou national avec le scandale du foot soi-disant "français" et l'insupportable communautarisme qui s'étale au grand jour; politique enfin avec les multiples affaires de corruption qui le disputent avec l'aveuglement, la surdité, l'incompétence, l'hypocrisie et les mensonges d'une classe politique aux abois.

Comment pouvait-on tomber aussi bas ? Cela n'a été le cas que lors de grandes tragédies historiques. C'est donc l'occasion de reprendre une nouvelle fois ce problème, auquel nous nous attelons régulièrement depuis 2007 avec les repères que donnent l'astrologie telle que nous l'employons.

Pour comprendre le développement de notre analyse, il faut remonter à 2007 et à la belle campagne électorale de Nicolas Sarkozy, à son élection sur une vague enfin "libérale" après tant d'années de soviétisme rampant (depuis le krach pétrolier de 1973 et l'élection de Valéry Giscard d'Estaing en 1974). Mais la France est essentiellement dépendante du cycle Jupiter-Neptune. Or, celui-ci était "décroissant" (passage du cap de l'opposition) depuis 2003. Si la fin du règne de Jacques Chirac a été celui du "Roi fainéant", l'élection de Nicolas Sarkozy s'est effectuée dans le même contexte planétaire. Et qu'a-t-on rapidement constaté ? Une vraie méprise de ses électeurs sur l'homme et sa politique...

A peine élu en mai 2007, Nicolas Sarkozy a d'abord trompé sur l'homme qu'il était. Sa belle famille recomposée n'a pas duré un été et, à peine 3 mois plus tard début 2008, il était remarié avec un mannequin "people" superficiel et de surcroît de gauche.

Il y a d'abord eu méprise sur l'homme, il y a eu ensuite méprise sur sa politique économique et son électorat a donc été doublement trompé. La crise des subprime de l'été 2007 a en effet fait d'emblée voler en éclats son programme de réformes en le rendant absurde et, de surcroît, les quelques mesures positives ont été transformées en maigres réformettes inapplicables : aucun usager ou clients des services publics de transport n'ont vu d'amélioration avec son "service minimum"; la réforme de la fiscalité n'a créé que des usines à gaz inutilisables avec le bouclier fiscal ou la défiscalisation de l'ISF, les seuls gagnants étant les avocats fiscalistes ou des officines prélevant davantage de frais que l'impôt lui-même; les crédits d'impôts pour l'immobilier ou la défiscalisation des heures supplémentaires étaient inadaptées à la crise; ne parlons même pas de la lubbie de supprimer la pub sur les innombrables chaînes de télévision, etc. On en passe et des meilleures... Symbole de cette période, sans aucun doute, Christine Lagarde, ministre de l'Economie, déclarant au début de la crise des subprime en août 2007 : "La crise est déjà derrière nous...".

Mais le cycle Jupiter-Neptune était à l'agonie et il faisait ressortir le défaut principal de la classe politique française : son arrogance et son hypocrisie. On a ensuite assisté à un ballet extraordinaire de ministres ou politiciens divers pour vanter les mérites des réformes en cours, leur grand succès, la révolution que cela supposait... On en a tellement l'habitude, que cela n'a pas vraiment choqué... Pourtant, on se moque volontiers de la langue de bois pratiquée à Cuba, en Corée du Nord ou au Vénézuela avec ses grands discours en dehors du temps et de la réalité. En France, non, personne, n'a vraiment osé s'élever contre cette comédie. Même pas dans l'opposition ou à peine...

A partir de l'automne 2008, le second cycle le plus important pour la France (Saturne-Uranus) est arrivé au stade de son opposition. La crise bancaire a éclaté, la France a adopté dans la précipitation son plan de relance (comme les autres pays) et la paralysie de l'exécutif s'est accrue puissamment. La langue de bois et la méthode Coué sont devenues la seule et unique façon de gouverner, l'opposition de gauche en pleine crise elle-même n'ayant rien à dire et rien à critiquer de façon cohérente, bref, ne jouant pas du tout le rôle que l'on attend d'une opposition dans une démocratie. D'ores et déjà, tout le pays était sur une puissante voie descendante.

L'année 2009 a vu ce marasme politique s'amplifier, notamment au plan social avec les émeutes en Guadeloupe et Martinique, des conflits durs dans des entreprises privées avec séquestration de cadres ou patrons et menaces parfois de faire exploser les usines. Un degré supplémentaire dans la descente aux enfers a ainsi été franchi. Pour ramener le calme dans certaines entreprises, des indemnités de licenciement démentielles ont été accordées : elles ont certes permis d'apaiser les tensions, mais quel chef d'entreprise à présent remonterait les mêmes usines avec de pareilles contraintes en cas de licenciements ? Cette simple question de bon sens, on ne se l'est même pas posée... Et on ne veut surtout pas voir non plus les dégâts "irrémédiables" qu'a subi la déjà maigre économie de la Guadeloupe, l'assistanat de masse n'étant plus que la seule réalité incontournable sur cette île. Et on s'étonnera de la prochaine explosion ? Il ne faut pas, elle est inscrite au calendrier...

En 2009, le cycle Jupiter-Neptune agonisait tandis que celui de Saturne et Uranus en était toujours à sa plus mauvaise passe : première opposition en novembre 2008, seconde opposition en septembre 2009... Tous les pays ont été frappés par la crise et aussi mal gérés de façon générale par une classe politique révélant globalement son immense médiocrité aux quatre coins de la planète. Même Barack Obama, pourtant élu triomphalement en raison du désastre provoqué par l'administration précédente, a rapidement rejoint GW Bush au plus bas des sondages d'opinion... Pour la France, l'année 2009 a progressivement vu l'équipe au pouvoir s'enfoncer inexorablement. La paralysie est devenu le maître mot de sa politique. Jusqu'à la fameuse campagne de vaccination soviétique contre la grippe A, dont l'échec avec 5% de vaccinés a en revanche coûté des montants exorbitants mais dont personne ne connaît les chiffres exacts : des centaines de millions ou des milliards d'euros ? A force de chercher à se prémunir de tout, voilà le résultat auquel on aboutissait : un désastre supplémentaire... Comme le dit l'adage, "la peur n'évite pas le danger". Or, pour avoir peur, ça, nos politiciens sont les champions de la frousse tous azimuth !

Un tournant s'est produit avec cette grippe A, l'expression d'une véritable fin de règne ou d'époque. Pour la première fois de façon aussi spectaculaire, l'absence de courage politique et budgétaire se trouvait enfin sanctionnée !

Pourtant, Jupiter et Neptune ont renouvelé leur cycle en décembre 2009, au moment même où prenait fin la grippe A et la comédie de la vaccination à la française. Une telle conjonction planétaire pour la France, rappelons le une nouvelle fois, c'est bien souvent l'annonce d'un tournant politique et économique majeur pour le pays. Sans entrer ici dans les détails, mentionnons simplement quelques exemples très caricaturaux avec la prise du pouvoir par Charlemagne, une victoire décisive pour Henri IV, la première République de 1792, la IVème de 1946, la Vème de 1958, le départ du Premier ministre Chaban-Delamas en 1972, le départ de Pierre Mauroy en 1984, l'arrivée au pouvoir de Lionel Jospin en 1997...

Bref, de cette conjonction Jupiter-Neptune, on ne peut qu'attendre un renouvellement politique et économique de première importance eu égard aux circonstances. Et en l'occurrence, les circonstances sont aujourd'hui exceptionnelles... Pourtant, depuis près de six mois, rien n'annonce le moindre changement d'importance. Sauf à considérer que les régionales de mars, gagnées par la gauche, préfaceraient le retour triomphal des socialistes au pouvoir à la faveur de la présidentielle de 2012, voire d'élections anticipées. Nous allons y revenir plus loin... Cependant, autant que l'on puisse en juger à présent, la "société du soin" vantée par Martine Aubry est tout sauf une révolution et uniquement la poursuite à tombeaux ouverts d'une effrayante politique d'assistanat poussée à son ultime caricature. Depuis 6 moins en tout cas, rien de notable ne s'est donc produit, sauf l'annonce d'un "plan d'austérité" prochain qui représente évidemment un virage à 180° par rapport au "plan de relance" précédent et au "grand emprunt" pour relancer la croissance qui a fait un pschitt si retentissant...

Nous avons fait initialement part de notre étonnement devant ce cycle Jupiter-Neptune qui paraissait ne "rien produire du tout". Ce n'était pas normal, c'était même incongru, puisque le cycle venait de se renouveler. Il y avait donc "obligation", en quelque sorte, pour la France de connaître un grand bouleversement politique et économique et d'autant plus important eu égard à la crise économique mondiale. Eh bien non, pas du tout, rien de rien, ce cycle s'est fait discret au point de passer inaperçu...

Heureusement, nous avons d'autres repères et, dés 2007, nous avions envisagé par prudence une "grande crise politique" française devant s'étaler jusqu'en 2011. Car si l'on n'a pas vu Jupiter et Neptune pointer jusqu'ici le bout de leur nez révolutionnaire ou réformateur, c'est à notre avis à cause de l'opposition Saturne-Uranus, si dure dans ses conséquences pour la France et rendant par conséquent un cycle de renouvellement ou de renaissance incapable de se produire. Non que le cycle Jupiter-Neptune ne devrait pas engendrer de changements politiques notables, mais quand il en aura l'occasion et ne sera plus bloqué par Saturne et Uranus. Les planètes ont leur logique et rien ne sert à essayer de forcer l'allure. Il convient tout simplement de comprendre le mieux possible les mécanismes en cours...

Par conséquent, pour le moment, l'heure est toujours à la "crise ouverte" en France et non à sa solution. L'opposition Saturne-Uranus va arriver au cap de sa 3ème et dernière opposition fin juillet prochain et, pour la France, ce sera certainement une épreuve supplémentaire. Il va donc encore falloir subir de nouveaux revers collectifs, qui seront au moins en partie liés à la crise générale au plan économique et international qu'il nous semble possible d'envisager pour cet été. Sans doute les déficits y auront-ils leur place, car quel meilleur "ultime" affront peut-on faire à l'arrogance française et en particulier à celle de sa classe politique ? Se retrouver en ruine ou au bord de la ruine, ce serait sans aucun doute un "ultime" affront...

Un autre élément est également très puissant en ce moment et depuis la fin 2009 : un carré Saturne-Pluton qui va au moins durer jusqu'en août ou septembre prochains. Or, les partis politiques conservateurs sont très sensibles à un tel cycle, et notamment la famille gaulliste française qui a vu le jour lors d'une conjonction Saturne-Pluton en 1947. Nous avons donc, en ce moment, différents éléments très nocifs pour le pays de façon générale mais également, de surcroît, une majorité UMP qui est dans la plus fâcheuse des postures. D'autant plus que le cycle Saturne-Pluton est décroissant depuis 2002, ce qui rend son carré actuel (le second) spécialement nocif et destructeur.

Ce ne sont pas les faits qui démentiront cette analyse, l'UMP volant de revers en déboires depuis la fin 2009 : grippe A, procès de Villepin, défaite sévère aux Régionales, constitution d'un nouveau parti par le même de Villepin contre Sarkozy et, à présent, multiplication des scandales de corruption... Celui qui affecte Eric Woerth est bien entendu la cerise sur le gâteau, puisque cela intervient au plus mauvais moment avec la réforme des retraites qu'il est chargé de conduire. On peut ainsi mesurer à quel point le pouvoir a en ce moment la poisse !

Et ce n'est pas fini... Car Jupiter va se liguer à son tour contre Pluton (juillet-août), alors qu'il est déjà en opposition de Saturne depuis fin mai ! Quand à ce Saturne, il ne formera son second et dernier carré avec Pluton qu'en août prochain. D'ici là, les revers du gouvernement et de l'UMP ont bien le temps de se multiplier encore, notamment dans le domaine de la corruption, le terrain politique privilégié d'un Pluton en mauvaise posture. Il n'y manque plus que des divisions ouvertes dans le camp majoritaire, ce qui est une assez forte probabilité pour les semaines à venir ! Au moins d'ici le mois d'août, l'enfer pour l'UMP n'a donc aucune raison de s'atténuer. Les affaires de corruption concernent déjà près de la moitié des membres du gouvernement avec d'autres proches du pouvoir, mais on peut voire pire ou assister à des développements encore plus choquants de certaines des affaires qui viennent juste d'apparaître.

Dans l'immédiat, on voit donc mal la majorité UMP arriver à tirer un quelconque parti de la situation actuelle. C'est au contraire l'inverse et l'équipe de France de foot, en fait une simple addition de mercenaires à peine ou pas du tout français, montre bien à notre avis la dérive totale de l'équipe au pouvoir comme du pays tout entier. Il est assez savoureux, d'ailleurs, de voir les ministres de tutelle (Roselyne Bachelot et Rama Yade qui ont en charge le sport), invectiver à présent les joueurs et la fédération de football... N'avaient-elles pas toutes deux les pouvoirs pour imposer une équipe de footballeurs à la fois Français et motivés ? Si, bien sûr... Encore cette immense hypocrisie politicienne qui ne trompe quand même plus grand monde !

Il va donc falloir boire sans doute tout ce mauvais vin jusqu'à la lie. Et tant pis pour le moment pour Jupiter et Neptune, qui ne peuvent exprimer leur soif de renaissance. Mais ils finiront à notre avis par le faire, cependant avec un décalage plus important que l'on ne l'observe généralement au plan historique. Mais pour cela, il va falloir attendre le redoutable passage de la dernière opposition Saturne-Uranus de la fin juillet et les dégâts supplémentaires qu'elle va provoquer dans son sillage, c'est à dire au plan économique, social et politique.

Comment apprécier la durée d'une influence que l'on peut qualifier de si "délétère" pour l'ensemble de la nation française ? En la matière, il n'y a pas de règle absolue ou intangible. Si les "dégâts" sont spectaculaires, le fond du trou peut être atteint très vite, c'est à dire par exemple en moins de deux mois. A défaut, cela pourrait être en quelque sorte rampant et s'étaler sur une année entière. Dans la situation actuelle, où l'on peut déjà considérer avoir atteint un seuil déjà très très élevé dans l'échelle du chaos, il est assez probable que la fin de cette descente aux enfers se fasse assez rapidement.

Puisque l'UMP est par ailleurs au pouvoir et que, jusqu'à présent aucune élections anticipées n'est prévue, il convient par ailleurs de prendre en compte sa propre situation. Or, aucune amélioration n'est à notre avis possible pour l'UMP avant le mois d'août prochain et le passage exact du second et dernier carré Saturne-Pluton sur la seconde quinzaine. Pour que le "renouveau" promis par la conjonction Jupiter-Neptune puisse donc aboutir, cela nous renvoie par conséquent au plus tôt au mois de septembre. Sans chercher à lire dans le marc de café, notons d'ailleurs une large période allant de septembre à décembre ou janvier prochains pendant laquelle, tour à tour, Jupiter ou Neptune vont se trouver mis en valeur. C'est lors d'une de ces occasions que, très probablement, la conjonction Jupiter-Neptune pourra enfin provoquer le changement tant attendu sur la destinée de la France.

A ce stade, nous conservons toujours nos deux hypothèses de départ, mentionnées depuis 2008 :

- Un changement politique modéré avec un nouveau Premier ministre et une nouvelle politique économique. Là, il ne sera plus possible de biaiser et on peut donc s'attendre (surtout après les dégâts sans doute supplémentaires des semaines et mois à venir) à une politique draconienne d'austérité et de hausses des impôts. Quoique l'on puisse en penser sur le fond, un tel virage recueillerait probablement l'approbation très large des Français, d'autant plus qu'il serait vraisemblablement accompagné de mesures pour moraliser la vie politique.

- Un changement politique plus radical, impliquant sans doute des élections anticipées. La gauche serait alors vainqueur et, de ce point de vue, elle ne ferait que "transformer" l'essai réussi lors des élections régionales. Le problème dans cette voie, c'est que l'on discerne mal les "vrais" changements que pourrait utilement apporter la gauche, non seulement à cause de la situation actuelle qui favorise plutôt une politique de droite mais aussi à cause du programme si peu crédible du PS. Cela dit, tout peut changer sur les prochains mois...

Dans les deux cas, de toute façon, nous aurions une vraie remise à plat politique et même, puisqu'il s'agit aussi de cela, une remis à plat "nationale". Les Français en seraient certainement soulagés après toutes les épreuves déjà subies, sans compter celles à venir de l'été, et ils pourraient alors aller jusqu'à applaudir très chaleureusement les changements opérés. On peut même penser, peut-être, qu'il s'agirait alors d'un lâche et unanime soulagement si l'été à venir devait provoquer de vraies catastrophes supplémentaires.

Notons enfin, car cela a sans doute son importance, qu'aura lieu en janvier 2011 une conjonction Jupiter-Uranus. Or, le président Sarkozy a à la naissance une conjonction... Jupiter-Uranus ! Ce sera pour lui-même une sorte de renouveau et de nouvel élan, qui lui a déjà servi puissamment dans le passé. On peut même dire que son accession au pouvoir tient en grande partie à cette relation planétaire. Méfions-nous bien sûr de tomber dans la politique-fiction. Il est cependant difficile d'éviter de faire le lien avec la crise politique actuelle, alors qu'il est jusqu'à preuve du contraire président de la République jusqu'au printemps 2012. Cela donne en tout cas une indication, celle d'un succès personnel important en janvier 2011 ou peut-être sur les mois suivants. Et cela autorise par conséquent à privilégier l'hypothèse d'un changement de gouvernement et de politique économique sans élections anticipées et par conséquent sans retour au pouvoir de la gauche. Il ne s'agit que d'une nuance supplémentaire, bien sûr, mais il est quand même intéressant de la prendre en compte.

En conclusion de cette analyse, nous devrions donc avoir une phase supplémentaire et bien douloureuse dans la descente aux enfers actuelle jusqu'à la fin de l'été ou l'automne prochain. Puis un changement assez radical, conduisant au minimum à un changement de gouvernement et, en tout cas, à un grand changement de cap au plan économique. Cela pourrait (et devrait certainement...) concerner aussi bien d'autres sujets... Et tout incite à penser que les Français applaudiraient avec un certain unanimisme et un grand soulagement la quasi révolution qui aurait alors lieu, le terme de révolution n'étant employé qu'en contre-point de l'impressionnant chaos actuel. Cela n'implique en effet nullement de changer de régime ou de République, même si cela a pu être le cas dans le passé (1792, 1945, 1958 notamment). Notons simplement à ce sujet que, aujourd'hui, aucune formation ne réclame un changement de République. De surcroît, on peut penser que ce n'est pas la 5ème République qui est responsable des désordres actuels mais simplement ceux qui l'ont dirigé ou la dirigent actuellement.

Et ensuite ? Une chose est de voir un peuple se réunir après une crise et de plausibles frayeurs tant collectives qu'individuelles, autre chose est de savoir si de telles retrouvailles constitueront un nouveau ciment ou un simple feu de paille. Pour être francs, la méthode astrologique employée, par conséquent limitée dans ses conclusions car incapable de "lire" dans l'avenir et n'étant capable que de cerner des bornes importantes, ne peut pas fournir de réponse. On connaît cependant les maux principaux dont souffre la France, le premier d'entre eux étant une incapacité chronique à avoir une croissance économique suffisante. La faute à une sphère publique trop envahissante et trop coûteuse, une hyperfiscalité ruineuse qui n'a rien résolu et un assistanat "de masse" aussi infinançable pour la collectivité qu'asservissant pour ses bénéficiaires. Quand on songe que le "modèle social français" ne permet de faire payer des impôts (sur le revenu ou impôts locaux) qu'à un ménage sur deux, on voit mal comment réconcilier durablement une moitié de la population qui en demande toujours plus à l' autre moitié qui se voit progressivement déclassée et ruinée. Ce n'est qu'un élément d'appréciation, la cassure entre un secteur public "privilégié" et un secteur privé "vache à lait" en étant un autre. Et que dire par ailleurs du communautarisme qui s'est propagé sur une immigration non maîtrisée et anti-économique, au point de susciter évidemment en réaction une montée en flèche du racisme ? Du "vrai" racisme, bien différent et mille fois plus redoutable que celui qui est monté institutionnellement en épingle par les professionnels de la subvention associative...

Par ailleurs, la crise économique n'est pas terminée même si 2011 et une partie de 2012 verront sans doute une atténuation notable. Mais elle reprendra de plus belle de 2012 à 2020, entraînant sans doute encore plus bas toute la civilisation occidentale. Dans ces conditions, envisager une "vraie" renaissance française sur la fin 2010 ou le début 2011, à l'image de celles de 1945 ou 1958 pour prendre les deux dernières qui ont été les plus spectaculaires sur une conjonction Jupiter-Neptune, apparaîtrait comme un pari sans doute très audacieux. Et probablement trop audacieux...

Le plus raisonnable est par conséquent de seulement envisager une belle remise à plats des problèmes actuels, mais pas pour autant la révolution économique et des mentalités qui serait nécessaire. Les immenses réformes de 1945 ou 1958 étaient possibles car, soit tout était à reconstruire et le champs était donc libre soit tout pouvait encore être réformé car la croissance économique avoisinait à l'époque 7% ! Aujourd'hui, il faut faire avec une croissance à peu près à zéro, un pays en faillite, des classes moyennes plombées par l'hyperfiscalité et entre 15 et 20% de taux de chômage dans le privé (10% en intégrant les actifs protégés du public...). Autant dire que la portée des réformes "réelles" risque de s'en trouver singulièrement réduite.

On peut envisager une "énième" réforme fiscale pendant l'automne, certains de nos indicateurs y étant favorables (positions de Saturne et de Pluton à l'automne). Sans doute, mais ne faut-il pas la redouter alors que l'austérité est nécessaire et que, pour la faire accepter, les politiciens de droite comme de gauche n'ont jamais trouvé autre chose que de pénaliser le pouvoir d'achat des classes moyennes, donc l'épargne et l'investissement pourtant si nécessaire aux entreprises ? On voit mal dans ces conditions la nécessaire réforme fiscale, qui ne pourrait conduire qu'à dégraisser radicalement le mammouth étatique afin de favoriser enfin et à nouveau l'enrichissement des classes moyennes. Peut-être, sur ce plan à notre avis entièrement fondamental de la fiscalité française, une meilleure cohérence pourrait-elle voir le jour. Peut-être... Mais même des mesures de bon sens, comme la suppression de l'ISF par exemple qui est réclamée par des voix toujours plus nombreuses, ne suffiraient évidemment pas. Un pays équilibré ne peut être qu'un pays où prévaut l'égalité devant l'impôt, ce qui était d'ailleurs l'une des toutes premières revendications des insurgés de 1789. On peut cependant douter de revenir, ou simplement de pouvoir revenir à un tel principe. C'est à dire un principe ou la fraternité peut avoir toute sa place mais où l'effort individuel, moteur de toute prospérité, n'en est pas moins la règle de base. Avec la crise qui s'annonce durable jusqu'en 2020 et qui n'est évidemment pas spécifiquement française, il apparaît peu probable qu'un pays particulier, même en proie à des désordres nationaux de premier plan, puisse arriver à rétablir un véritable équilibre sur ce que l'on pourrait qualifier de valeurs fonadamentales. C'était quand même plus facile à faire en période de prospérité !

Le 24 juin 2010
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Messagepar Jean-Francois Richard » Sam 03 07 10 15:52

L'étonnant licenciement d'une fonctionnaire française

Incroyable ! Aurélie Boullet, 30 ans, fonctionnaire territorial au Conseil Régional d' Aquitaine (PS), va être licenciée de la fonction publique ! On ne voit jamais pareille affaire car, en pratique, il n'y a pas de licenciements parmi les fonctionnaires français... Quel crime a donc pu commettre la jeune femme ?

Un crime de lèse-majesté, tout simplement. Dans un livre "Absolument dé-bor-dée !", ou "comment faire 35 heures en... un mois !", sous le pseudonyme de Zoé Shepard, Editions Albin Michel, elle décrit par le menu les turpitudes de son administration : paresse, clentélisme, népotisme, arrogance, incompétence, gaspillages. Bref, en quelque sorte la corruption petite et grande au quotidien d'une grande administration territoriale.
Et ce qui porte le plus, ce sont les exemples concrets et que l'on sait vécus...

Evidemment, c'est inadmissible pour la Baronnie d'Aquitaine. Et le Conseil Régional de prétendre "laver l'honneur et alléger les souffrances du personnel". Ces arguments laissent mal à l'aise, tant on a l'impression que ces gens là vivent vraiment dans un autre monde...

Bref, voilà donc une fonctionnaire prochainement licenciée pour avoir dénoncé (dans un simple roman...) un des grands scandales du pays, son "système mafieux".

On peut d'ailleurs constater que ce même "système" cherche à étouffer sa voix et porte ainsi atteinte à la liberté d'expression, telle que définie à son article XI par la déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 1789 : "La libre communication des pensées et des opinions est un des droits les plus précieux de l’Homme : tout Citoyen peut donc parler, écrire, imprimer librement...".

Lisez donc son livre avant qu'il ne soit peut-être interdit !

Le 5 juillet 2010

Pour plus d'infos :

http://www.rue89.com/2010/07/02/une-fon ... udo-157237
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Messagepar jupiter29 » Lun 05 07 10 09:42

bonjour,

au fait...ou est passée la liste que detenait woerth des évadés fiscaux il y a qques mois?

ou en est t-on sur les attentats de karachi? et les commissions

cordialement
jupiter29
 
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Messagepar AKADOUX » Mar 06 07 10 13:12

AFFAIRE BETTANCOURT WOERTH

l 'article de mediapart mettant en cause le president et woerth gratuit en ligne sur leur site

http://www.mediapart.fr/journal/france/ ... et-sarkozy

A LIRE ABSOLUMENT EN PLUS ARTICLE GRATUIT
MERCI MEDIAPART
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Messagepar AKADOUX » Mar 06 07 10 13:13

AFFAIRE BETTANCOURT WOERTH

l 'article de mediapart mettant en cause le president et woerth gratuit en ligne sur leur site

http://www.mediapart.fr/journal/france/ ... et-sarkozy

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Messagepar Jean-Francois Richard » Mar 06 07 10 22:07

Crise politique ouverte !

Deux ministres obligés de démissionner pour corruption, trois ou quatre autres qui n'ont fait ni mieux ni pire et demeurent sur la sellette, le procès Bettencourt qui est devenu "l'affaire Woerth" et, à présent, qui devient l'affaire Sarkozy !

C'est davantage qu'une crise ministérielle, c'est une vraie crise de régime. Un sondage publié lundi indique que 64% des Français jugent la classe politique corrompue, alors qu'ils n'étaient que 38% à le penser en 1977. Cela donne la mesure de l'importance des bouleversements possibles, le discrédit qui frappe l'ensemble de la classe politique ne cessant de progresser depuis 30 ans.

Au stade actuel, le président n'a plus guère le choix : il faut changer de gouvernement et il apparaît probable que Francois Fillon soit également remplacé. La crise est trop grave, trop franche, trop explosive... Un remaniement était prévu pour octobre ? Le plus logique serait qu'il ait lieu en juillet, au plus tard en août. Il y a urgence pour essayer de rétablir un minimum d'ordre, de crédibilité politique et de confiance de l'opinion... Surtout au moment de la réforme des retraites, mais aussi et surtout pour faire passer l'amère potion de l'austérité que semble bien commencer à détailler jour après jour le nouveau ministre du Budget, François Barouin.

Un tel calendrier est donc plausible au plan politique : un nouveau Premier ministre (Jean-François Copé est favori) et un gouvernement resserré autour de quelques pointures, afin de bien tenir l'équipe et en finir avec les affaires comme les strass et les paillettes. Et tout cela avant le 15 août !

Au plan astrologique, rappelons simplement que la crise actuelle est due à l'opposition Saturne-Uranus qui provoque nombre de crises politiques en France et, actuellement, empêche la conjonction Jupiter-Neptune (renouvellement politique, économique et social) de pouvoir s'exprimer. Parallèlement, l'UMP est frappée de plein fouet par le carré Saturne-Pluton (et Uranus-Pluton...), ce cycle rythmant les hauts et les bas des conservateurs français (cf. "La crise vue par l'astrologie").

De notre point de vue, nous voyons mal, pour le moment et en tout cas avant septembre ou octobre prochain, un changement de gouvernement être "a priori" positif pour résoudre la crise actuelle (cf. article ci-dessous également). Il est vrai que la crise est ouverte et brutale... Peut-être, dans ce cas, faut-il accepter de brûler un peu les étapes au plan astrologique ? Possible mais douteux. Un changement de gouvernement dés cet été risquerait de ne pas fonctionner et on se retrouverait alors à la case départ en septembre. Avec de nouveaux scandales de corruption sur les bras ou... pour toute autre raison.

En tout cas, les mois de juillet et août semblent encore et toujours très dangereux, sur un simple plan politique (et non économique ou financier...). Sur la fin août, pour ne prendre qu'un seul exemple, aura lieu le carré Saturne-Pluton "exact", c'est à dire qu'il atteindra le maximum de son intensité négative. Comme c'est en grande partie lui qui a provoqué l'affaire Woerth et est synonyme de revers majeurs pour l'UMP, on se demande comment l'autorité et la crédibilité gouvernementale pourrait être rétablie avant une telle échéance... Ou si on pensait qu'elle l'était par un grand nettoyage auparavant, le risque paraît élevé d'avoir à affronter de nouvelles affaires, rebondissements ou scandales supplémentaires !

A ce stade, contentons-nous d'observer que nous avons bien la grande crise politique française qui montait en puissance depuis environ 2 ans. Elle est évidemment dévastatrice, au jour le jour bien entendu mais aussi dans les prolongements qu'elle aura nécessairement sur les mois et années à avenir sur différents plans. Cette crise fait par exemple magnifiquement la campagne électorale de Marine Le Pen pour 2012...

Nous sommes donc en pleine crise politique majeure. Etant donné que différents paramètres négatifs n'ont pas encore atteint leur influence destructrice maximale, ce qui ne sera le cas que de la mi-juillet à la fin août en étant très restrictifs, on peut simplement redouter de nouveaux développements.

Nicolas Sarkozy est lui-même mis en accusation dans l'affaire Bettencourt. Pour le moment, il n'y a aucune preuve formelle et, si les accusations sont gravissimes, elles ne reposent pour le moment sur aucune preuve. Mais on voit très bien ce qui se passerait si d'aventure des éléments plus étayés devaient apparaître ! Ce serait alors le sommet de l'Etat lui-même qui serait compromis... Il ne s'agit pas d'un pronostic de notre part, mais simplement de relever que, jusqu'à la fin août, le risque est grand de voir la crise politique actuelle se poursuivre sous une forme ou sous une autre. On peut même redouter qu'elle ne s'aggrave ou ne s'enlise sans solutions immédiates.

A un moment ou un autre, elle pourrait également faire sa jonction avec la "crise des déficits" : c'est surtout une telle hypothèse qui serait effrayante, car conjuguant une crise financière et une crise politique, au même moment et de façon potentiellement aigüe sur les deux plans. Là, il y aurait vraiment de quoi déstabiliser tout un pays.

Le 6 juillet 2010
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Messagepar AKADOUX » Mer 07 07 10 00:53

début des années 30 débute l'affaire STAVISKI grave crise politique menant à la chute de la 3ème république avec un regain de l'extreme droite
2010 affaire bettancourt woerth-sarkosy je ne peut m'empêcher de faire le parallèle sans doute allons nous faire de grands bouleversements socials économiques et politiques
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Messagepar Jean-Francois Richard » Mer 07 07 10 23:00

Je crois que tu as mille fois raison de faire le parallèle... On n'en est sans doute qu'au début car, avec le carré uranus-pluton quand il sera installé (2012), on en verra bien d'autres...
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