Bonjour à tous.
Il est vrai qu'une réforme orthographique n'est pas du luxe; toutefois, comme l'écrit est une représentation du parler, l'accent grave sur évènement va nous obliger à resserrer la prononciation de la deuxième accentuation du e dans ce mot. Mais c'est peut-être un détail pour ceux qui se sont fait l'oreille musicale dans un laminoir.
En revanche, ognon pour oignon, est sans doute un peu plus problématique, car comment se consoler avec ognon qui va se décliner en pognon; alors qu'oignon ne trouvait véritablement sa place qu'avec poignant. Mais là aussi ce n'est peut-être qu'un détail pour les académiciens qui, au manque cruel de poignant où il sont, trouvent peut-être dans le pognon toutes les raisons d'espérer le secours d'une jolie poigne.
Heureusement la réforme orthographique ne passe pas seulement par l'académie, le journalisme y prend sa juste place, une place avec statue en bronze d'époque. Ainsi nous voyons des féminins apparaître munis de tournures germaniques à tresses blondes et sabots vernis, comme, pour ne citer qu'un exemple, auteure, donné comme féminin d'auteur, auteur dont le statut fut réservé longtemps aux teneurs de plumes à boules.
Et comme la graphie est une portée musicale livrant le son à produire, auteure, se prononce naturellement auteureu. Ce qui est l'expression d'un féminin joyeux, un féminin français new-look à prononciation allemande par lequel, dans le cadre de la réforme en cours, péteur va devenir, en féminin d'avant-garde, péteure, prononcé péteureu. Autrement heureux de péter.
Ainsi, par la magie d'une simple tournure, certes un peu lourdaude, le féminin va exprimer l'éclatement de cette joie trop longtemps contenue en société, celle du dégazage intensif. Joie que le masculin et sa pudeur naturelle tardait à révéler... sauf dans les campus et autres métro, ateliers, dortoirs, etc., etc.
La réforme de la langue est donc tout à fait essentielle à l'émergence des vraies réalités du monde.
http://www.lefigaro.fr/actualite-france ... 0-2016.phpJohnny John
La gravité est le bonheur des imbéciles et la nécessité des religions. (Montesquieu et autre)