Bonjour à tous.
A "Nuit debout les grands !" on joue à la marelle, mais aussi à l'élastique, le oulaop est peut-être dans les tuyaux de même que la piste de skate. Mais la nuit dernière, c'était la maison hantée qui était à l'honneur. Un gars est venu, un philosophe, paraît-il, les philosophes sont effrayants de nos jours, et rien qu'à le voir, c'est quand même bien foutu leur numéro, rien qu'à le voir, tout de suite la parano, à force d'être debouts, les zigs, ils ont eu l'impression de rencontrer Mussolini, genre hologramme mais en vrai, comme dans les films.
Difficile à savoir comment ils en arrivent là aussi vite, on sent que la logistique assure un max. Pourtant le gars, quand on le regarde, on dirait plutôt un rescapé du sanatorium, mais les gus à la République ils ont cru que c'était le père Musso. Ils le lui ont dit d'ailleurs : "Facho ! facho ! facho !". C'est bien foutu leur numéro, hein, l'illuse complète. Même au Puy du Fou ils font pas mieux.
Pour Raquel Garrido, spécialiste du code général de la propriété des personnes publiques et donc de la logique de l'espace public, les manifestants resteront le temps qu'il faudra, car ils nuisent moins à la sécurité de Paris qu'à celles des philosophes et de quelqu'autres vitrines. Raquel à raison il est vrai qu'il serait dommage qu'ils partent avant d'en avoir fini de définir pourquoi ils sont là , la nouvelle démocratie à l'ancienne s'en remettrait mal.
http://www.europe1.fr/societe/le-mouvem ... es-2722954
Johnny John
