Bonjour à tous.
Ca commémore sec en ce moment. Place de la République, tu peux plus y passer qu'avec une larme. T'est obligé de chialer si tu veux pouvoir faire le tour du monument en vélo sans être suspect.
Johnny est venu pousser un chant poussif, comme il en a le secret depuis qu'il pleure au lieu de chanter. Pour son lamento, il a fait la critique de la gauche à crayon de dessin, qui paradoxalement lui trouve des accents de seringue, autrement dit du piquant, car la seringue ne se distingue que comme ça.
Il paraît que Johnny, était détesté des Caran d'Ache de la rue Nicolas-Appert, et qu'il aurait mieux valu, selon Siné, une autre voie d'eau pour tenir le rôle de la pleureuse. Aucun nom n'a été avancé cependant. Dommage, car c'est à l'expression des bons goûts que viennent jusque dans leurs bras les rires les plus féroces.
Par contre un chant a été avancé, "l'Internationale". Il est vrai comme l'affirme Siné que cela aurait eu une autre gueule, entendre : "Debout ! les damnés de la terre ! Debout ! les forçats de la faim !...", avant d'aller claper un machtik de carbo-viande et une pomme paille à la mode surgèle dans un bouffe-truc de bord de place, ça aurait eu une autre allure, que l'insipide "Dimanche en janvier" de ce chanteur, qui d'Hallyday n'a su gardé que Johnny.
Et finir sur : "Ouvriers, Paysans, nous sommes Le grand parti des travailleurs ; La terre n’appartient qu’aux hommes, l'oisif ira loger ailleurs. Combien de nos chairs se repaissent ! Mais si les corbeaux, les vautours, Un de ces matins disparaissent, le soleil brillera toujours !" aurait été d'un à -propos idéal à la célébration en cours, une sorte de perfection surgissant des abîmes de la mémoire.
On pense souvent que l'humour français est plutôt mince, eh bien on a tort, il suffit d'écouter les dessinateurs quand il arrêtent de crayonner.
http://www.stars-actu.fr/2016/01/charli ... -hallyday/Johnny John
La gravité est le bonheur des imbéciles et la nécessité des religions. (Montesquieu et autre)