Bonjour à tous.
Le Président l'a dit, il n'aime pas l'argent. D'ailleurs tout ce qui touche à l'agent, il préfère le tenir à distance; distance des sentiments, il ne l'aime pas; distance de l'attitude, il se refuse d'y toucher même pour le rendre. On n'est jamais trop méfiant vis à vis de l'argent, surtout en période électorale. Et puis l'argent ne fait pas le bonheur, il ne fait que les gens heureux. Et ça tout le monde, dans les favelas, le sait.
Le Président n'a donc pas tort, l'argent est assez secondaire; aussi la question "Peut-on gagner plus par les aides sociales que par le travail ?" n'offre qu'un intérêt limité, d'autant que c'est impossible pour une personne seule de parvenir à plus d'avantages financiers par la solidarité nationale que par le taf. Donc abandonnons la question pécuniaire et concentrons-nous sur l'essentiel par l'interrogation suivante: "Peut-on se reposer plus par les aides sociales que par le travail ?". La question vaut d'y réfléchir, on a du temps pour ça, mieux vaut donc éviter les réponses hâtives qui pourraient en gâcher la pertinence et priver éventuellement le Président d'un autre bouquin sur le sujet.
Mais comme Libé, le canard à calculette, se tortura, il y a peu, les circuits imprimés pour se renforcer dans l'idée qu'il y a plus intérêt à travailler un peu qu'à glander beaucoup, voici un calcul, sur les bases les plus simples, à faire pour les candidats de la justice sociale: à combien environ s'évalue la pension d'un gars sans enfants, qui vient d'atteindre l'âge légal de la retraite en ayant seulement touché l'équivalent du SMIC toute sa vie laborieuse qui s'est borné, disons, à vingt ans.
Bien sûr le résultat est à comparer au RSA, pour avoir une bonne mesure de l'intérêt du moindre labeur en France, célèbre pays du droit du ronfleur.
Bon, eh bien là -dessus, il ne me reste plus qu'à aller me coucher en attendant les grandioses résultats de l'enquête.
http://www.boursorama.com/actualites/pe ... 534d8ba98dJohnny John
La gravité est le bonheur des imbéciles et la nécessité des religions. (Montesquieu et autre)